Villes innovantes : les pneumatiques qui nettoient

Publié le 29 Janvier 2016

Villes innovantes : les pneumatiques qui nettoient

Comme les SMS du début du XXème siècle… les Espagnols sont arrivés à la conclusion que l’amélioration de nos villes passe en grande partie par la collecte pneumatique des ordures. Une étude réalisée par l’ANAVAM (Asociación Nacional de Auditores y Verificadores Ambientales, Association nationale des auditeurs et vérificateurs environnementaux) estime que c’est la meilleure solution mesurée en fonction de 14 paramètres dont la qualité de l’air, le bruit, la pollution visuelle, l’hygiène et la séparation des déchets. Son coût de mise en œuvre peut-être jusqu’à 60% moindre que les autres. Barcelone figure parmi les villes y ayant recours mais aussi, en France, Issy-Les-Moulineaux ou Vitry-Sur-Seine. L’ANAVAM rappelle que chaque habitant de l’Union Européenne produit 1,8 tonne de déchets par an et que leur collecte est un des plus gros problèmes de l’urbanisation galopante dans le monde entier.

Les narcos mexicains comprennent le pouvoir des maires mieux que beaucoup de politiciens traditionnels. Au lieu de les acheter ils les obligent à leur verser une partie (10%) du budget municipal. Ceux qui hésitent ont en tête que 100 de leurs collègues ont été abattus au cours des dix dernières années. Outre les revenus, cette stratégie permet de prendre le contrôle de tout un réseau et, par là, d’aborder la politique par où elle se joue.

Des imprimantes 3D peuvent être utilisées pour combler les nids de poules puisqu’elles sont tout aussi capables de remplir des trous que de créer des objets. C’est en partant de cette idée que le new yorkais Robert Flitsch a créé ses Addibots, des machines qui se déplacent et versent du liquide dans des fissures qu’elles peuvent ainsi combler. Utile pour les routes mal entretenues des Etats-Unis… et d’ailleurs.

Vous serez toujours très poliment reçu par les robots qui vont s’occuper d’un nouveau magasin ouvert au Japon par le groupe SoftBank. « Six robots y seront chargés d’engager la conversation et d’orienter les visiteurs » dans leurs achats. Les Peppers en question sont déjà commercialisés, notamment, en France, chez Carrefour, mais c’est la première fois qu’ils auront la responsabilité de tout un magasin. Que les traditionnalistes se rassurent on n’y vendra ni thé pour cérémonie, ni fruits délicats, seulement des smartphones. Mieux encore, il s’agit d’une expérience qui ne devrait durer qu’une semaine. Seul problème : elle sera répétée.

Dijon vient de se doter d’un « Hôtel à insectes » intégré à un bâtiment avec pour objectif de « favoriser l’installation de diverses espèces de pollinisateurs… ». Une soixantaine de casiers pouvant accueillir plusieurs milliers d’insectes volants ont été installés sur la façade de l’immeuble La Bourdonnerie qui doit bientôt héberger deux associations environnementales : Alterre Bourgogne et Réserves naturelles de France.

L’aéroport d’Oslo fournit des biocarburants aux avions qui y font escale. C’est, selon les autorités norvégiennes, le premier aéroport au monde qui le fasse de façon régulière. Lufthansa, SAS et KLM ont signé des accords pour s’approvisionner de cette manière.

Après s’être gaussés, comme ils se doit, des cyclistespeinant sous le soleil torride du Moyen Orient, les habitants de Tel Aviv commencent à adopter ce moyen de transport dont on hésite à affirmer qu’il devient « cool ». Toujours est-il que 15% des habitants du centre ville s’en servent maintenant pour aller au travail ou à l’école. Les infrastructures commencent à se développer mais les activistes semblent lutter surtout pour l’installation sur les lieux de travail de douches permettant de réduire l’impact du « facteur sueur ».

Chassez la grisaille, allez donc vous balader dans les rues de 10 villes aux quatre coins du monde ! Cette sélection de vidéos de rues vous emmènera à Accra (Ghana), Bandoeng (Indonésie), Sao Paulo et Fortaleza (Brésil), Chennai, Mumbai et New Dehli (Inde), Melbourne et Syndey (Australie), Auckland (Nouvelle Zélande).

Nous encourageons l’innovation urbaine et elle nous passionne. Deux pistes : Si vous voulez faire connaître ce que vous faites, n’oubliez pas les prix LeMonde-SmartCity. Nous y récompensons les projets plus que les institutions et feront parler de vous dans toutes les galaxies connectées. Si vous cherchez de l’argent vous pouvez aussi poser votre candidature auprès du Laboratoire Urbain de l’Europe. Rien d’incompatible.

Photo Photozou (Robot Pepper)

Une version de ce billet a été publiée le 29 janvier 2016 sur le site du Monde.fr.

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