TIC asiatiques et veille à 720˚

Publié le 3 Février 2014

TIC asiatiques et veille à 720˚

Vous avez un smartphone dans votre poche ou votre sac. Vous commencez à parler d’innovation lors de vos dîners en villes. Les plus consciencieux vont jusqu’à suivre l’actualité de Silicon Valley. Vous surfez à l’aise sur le tsunami digital.

Mauvaise nouvelle : c’est ce qu’il fallait faire il y a dix ans. Aujourd’hui, ça ne suffit plus. On innove partout et ne suivre que le microcosme californien expose à d’éventuelles surprises désagréables venues d’ailleurs.

Prenons comme exemple la sélection – subjective et argumentée – des articles les plus importants de la semaine proposée chaque samedi par TechInAsia.com. On y trouvait le 1er février :

  • Une analyse de « l’exode massif » des utilisateurs de Sina Weibo (hybride chinois de Twitter et Facebook) susceptible de faire réfléchir ceux qui se demandent si le site de Mark Zuckerberg s’essouffle. Elle confirme l’énorme impact que peuvent avoir les applications de messageries asiatiques. WeChat, la chinoise, serait la cause première du ralentissement de SinaWeibo. Kakaotalk la coréenne et, Line, la japonaise fonctionnent sur des modèles comparables. Trois plateformes ultra puissantes qui ont déjà un pied en Europe.
  • Le fait que Line, précisément, est -- à l’exclusion des jeux -- l’application qui gagne le plus d’argent. Whatsapp, qui offre des services comparables (un peu moins puissants et variés), n’arrive qu’en 9ème position.
  • Une infographie fascinante sur les déplacements de population les plus importants de la planète : à l’occasion du Nouvel an chinois. N’oublions pas que la moitié de l’humanité vit dans un petit cercle contenant Inde, Chine et Asie du Sud-Est. Regardez le graphique ici.
  • Une startup népalaise -- oui, népalaise -- qui semble offrir une version améliorée de Snapchat avec une timelime qui a la décence de ne pas garder trop longtemps ce qu’on lui confie.

La sélection de la semaine d’avant offre un angle plus culturel, tout aussi intéressant :

  • Les dérives de la presse occidentale sur la vraie pollution de Beijing.
  • Les mésaventures des corporations chinoises, guère plus sensibles que les américaines, russes, britanniques ou françaises. Ainsi, l’offre du géant Baidu d’une section de jeunes femmes sexy sur son navigateur pourrait-elle déclencher un scandale en Indonésie, un des marchés asiatiques les plus importants.
  • On y découvre aussi que WeChat se lance dans la banque.
  • Et qu’un groupe Indonésien vient d’investir dans une entreprise de Silicon Valley. Il s’agit de Path.com qui veut faire concurrence à Facebook en proposant des réseaux sociaux plus petits et plus faciles à gérer.

D’où ces trois conclusions :

  1. Les marchés asiatiques sont maintenant à la pointe dans le domaine des usages des technologies et de l’innovation.
  2. Les entreprises qui y naissent gagnent du terrain à l’extérieur.
  3. La veille doit se faire aujourd’hui à 720˚ : à la nécessité d’avoir l’œil sur l’actualité hors de son domaine naturel il faut ajouter celle d’être attentif à ce qui se passe partout dans le monde. La bonne nouvelle est que c’est faisable.

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Crédit photo : Baidu/capture d'écran/les migrations internes en Asie

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