L'internet est partout maintenant

Publié le 4 Novembre 2010

internetgrothbyregion.1288809722.png La même semaine où nous avons appris que YouTube avait atteint le milliard d'abonnements et Lady Gaga le milliard de vues pour ses clips (sur YouTube), Royal Pingdom une entreprise britannique, nous donnait des chiffres fascinants sur l'évolution du net entre 2000 et 2010 .Nous sommes passés de 361 millions d'internautes à près de 2 milliards, c'est à dire que nous sommes cinq fois plus nombreux qu'en 2000. Pour présenter les choses différemment la totalité des internautes en l'an 2000 correspondent à peine aux deux tiers des membres de Facebook aujourd'hui.

A cela il faut ajouter que l'internet a surtout gagné dans des pays que l'on considérait alors comme exclus.

  • Seuls 8 pays comptaient plus de 10 millions d'utilisateurs en 2000 ils sont maintenant 32.
  • En 2000 les 10 pays les plus importants représentaient 73 % du total. Ils n'en représentent plus que 60% et ce ne sont plus les mêmes.

Si l'on procède à un découpage régional l'Asie arrive largement en tête, suivi de l'Europe puis de l'Amérique du Nord (elles étiaient à peu près au même niveau il y a 10 ans).

La Chine est aujourd'hui le pays le plus connecté et dans le top 10 on trouve l'Inde, la Russie, le Brésil et… le Nigéria pratiquement au même niveau que la France.

Les chiffres concernant l'Afrique, dépassent ce qu'on ose imaginer:

  • elle est passée de 4,5 millions d'utilisateurs à pus de 100 millions.
  • Le Nigeria est passé de 200.000 internautes à 44 millions, une croissance de 22.000 pourcents.

On trouve, de fait 10 pays avec une croissance supérieure à 20.000 pourcents.

  • Le bond le plus phénoménal a eu lieu en Afghanistan avec près de 100.000 pour cent. La présence des troupes de l'OTAN y est peut-être pour quelque chose.
  • Mais que penser alors des 73.000 pour cents de la croissance en République démocratique du Congo - qui est passé de 500 internautes à 365.000 - et des 49.000 pour cents de croissance du Congo?

Pour impressionnante qu'elle soit, la croissance me semble moins importante que l'extension aux pays moins développés. La première confirme que ceux qui croient qu'ils peuvent ignorer l'internet ont loupé le train du monde de demain.

La seconde montre que ceux qui pensent que l'accès au réseau des réseau est un privilège de riches doivent revoir leur agenda social.

La question des inégalités demeure essentielle mais elle se pose de moins en moins en termes d'accès – surtout si on ajoute les 5 milliards de lignes téléphoniques mobiles – et de plus en plus en termes de la qualité de l'accès, des services et de la formation.

J'ajoute qu'aujourd'hui les utilisateurs de l'internet n'ont pas grand chose à voir avec ceux de l'an 2000. Ils participent et c'est pourquoi je préfère les appeler des webacteurs.

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