Humoristes et médias sociaux: leçons québécoises

Publié le 16 Février 2010

garon-humoristes-quebecois.1266303859.png Menée au Québec par Geoffroi Garon , cette enquête (qui porte sur 120 personnes) vaut plus encore pour ce qu'elle nous dit des medias sociaux que pour ce qu'elle révèle de cette "tribu" bruyante: les humoristes en quête de publics.

Premier niveau de résultats:

79% d'entre eux sont sur Facebook, 17% sur Twitter et 6% sur YouTube. 69% ont un site web actif et 18% un blog (je demande pardon pour l'orthographe á mes lecteurs québécois). 65% existent sur Wikipedia (je ne sais pas quoi en conclure sur le sérieux de l'encyclopédie).

Interrogé par tchat Caron m'a précisé que c'est l'importance de Facebook dont il juge la puissance "hallucinante" qui l'a le plus surpris.

Deuxième niveau, Garon tire les 5 conclusions suivantes qui dépassent le cadre strict de l'enquête:

  • Facebook permet de profiter de l’effet viral… qui pourrait se traduire par plus de monde aux spectacles. (Gad El Maleh a plus d'1,3 M de fans).
  • Wikipedia est bon pour la crédibilité, notamment grâce à son ton neutre.
  • Un blog bien tenu permet de rendre compte d'un parcours et a l'avantage d'être recensé par les moteurs de recherche.
  • Twitter permet de mobiliser rapidement les fans et de les amener sur les autres espaces plus stables (site ou blog).
  • YouTube et MySpace permettent de partager des vidéos virales et, entre autres, de tester textes et gags…

Pas de surprise dans ces leçons mais il est bon de les voir testées sur un groupe concret.

Ne trouvez-vous pas que c'est un comble de voir les humoristes nous montrer comment prendre les medias sociaux… au sérieux?

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