Trois souhaits pour changer le destin de l’humanité

Publié le 6 Février 2009

tedsurracechangeeverything.1233911781.jpgSavoir s’il y a des extraterrestres, enrayer la destruction des océans et sauver les jeunes vénézuéliens pauvres de la prostitution, de la violence et de la drogue tels sont les trois défis qu’a décidé de relever cette année la conférence Ted qui se tient à Long Beach en ce moment (voir ce billet).

La journée a été marquée entre autres par une présentation de robots chirurgiens développés par Catherine Mohr et son équipe à l’Université de Stanford. En introduisant par un seul trou un bras ultra fin mais doté à la fois d’une caméra, et de trois autres extrémités munies de bistouris et de pinces ils réduisent la violence faite au corps et peuvent procéder, sous la direction d’un humain, à des opérations à l’intérieur même du cœur.

J’ai été également frappé par la société lancé par Shai Agassi qui se propose de généraliser l’usage des voitures électriques en installant l’infrastructure avant de les mettre sur le marché. Il sépare la propriété de la voiture de celle de la batterie et promet qu’on pourra en changer dans les stations services compétentes, en moins de temps qu’il n’en faut pour faire un plein d’essence.

Mais le clou de la journée a été la présentation des trois lauréats tu TED Prize de l’année. Ils étaient invités à présenter leur action et à formuler un souhait que les participants pourraient les aider à réaliser.

Jill Tatler qui dirige le SETI Institute se bat pour déchiffrer les mystères de l’espace sidéral et déterminer si, parmi tous les bruits qu’on peut y entendre, certains sont assez structurés pour pouvoir contenir un message.

Sylvia Earle a consacré sa vie à la sauvegarde des Océans et demande qu’on l’aide à multiplier les réserves marines. La destruction va si vite qu’elle craint que les 10 prochaines années ne soient aussi importantes que les 10.000 qui viennent de s’écouler. Elle nous prévient: Sans eau pas de vie, sans bleu, pas de vert.

El Sistema, l’organisation créée par José Antonio Abreu a pour but de détourner les jeunes vénézuéliens pauvres de la prostitution, de la violence et de la drogue en leur enseignant la musique classique. 700.000 enfants ont bénéficié de cet apprentissage et l’un de ses protégés vient d’être nommé chef de l’orchestre philharmonique de Los Angeles. Il souhaite qu’on l’aide à étendre sa méthode aux États-Unis et dans le reste du monde.

Voilà donc une conférence de gens riches et aisés (6.000 USD le badge) qui se propose tout simplement de changer le monde et qui récompense ceux qui agissent dans ce sens.

C’est très «West Coast» m’a rappelé Shelby Coffey le patron du Newseum de Washington. Les gens de la Côte Est sont plus sceptiques. Nous sommes près de la Silicon Valley «et de ces gens qui ont montré qu’ils étaient capables d’inventer des choses qu’on croyait impossible, qu’on n’osait pas imaginer.»

Ils mettent l’esprit d’entreprise au dessus de tout. Ils se limitent aux thèmes avec lesquels on ne peut pas être en désaccord, du réchauffement de la planète à la nécessité de changer les systèmes éducatifs de fond en comble. Et ces gens ont tendance à croire que la technologie peut résoudre la plupart des problèmes de l’humanité, mais ils agissent et font bouger plein de choses.

Ça vous surprend?

PS - Vous pouvez suivre la conférence en direct ou sur YouTube et lire les articles de Boing Boing .

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