Google se tire une balle dans le pied

Publié le 16 Janvier 2009

feetinshower.1232093069.jpg Google vient de faire un sale coup à ceux qui lui font confiance et se servent de certains de ses services comme outil de travail.

La société de Mountain View, au cœur d’une Silicon Valley en pleine crise, a annoncé hier qu’elle abandonnait le développement de Google Video, Catalog Search, Notebook, Jaiku et Dodgeball. Chacun a ses mérites mais aucun ne gagne de l’argent.

Prenons le bloc-note. C’est fort commode pour garder des URL de façon temporaire (quand on prépare un billet par exemple) à la différence de Delicious qui est bon pour les sites ou les pages qu’on veut utiliser plus longtemps. On peut aussi y mettre des commentaires et transformer tout cela en Google Doc. Aucun des remplacements qu’ils proposent ne tient la route.

Ça m’énerve mais c’est pas ça qui compte.

J’ai le sentiment que Google vient de rompre une partie morale du contrat qui nous lie en arrêtant de fournir des outils que j’utilise.

Il y a pire.

En nous offrant des services, elle nous invite à mettre nos informations et nos travaux en ligne à confier dans le fait qu’on pourra s’en servir. En les interrompant elle nous dit: surtout n’allez pas faire confiance à ce que je vous propose. J’arrête tout quand ça me convient.

Steve Rubel se demande, par exemple, si Google Reader, «le meilleur» lecteur de flux RSS, ne risque pas d’être interrompu demain . Il ne semble pas rapporter un sou et ça n’est pas un outil de masse.

Steven Hodson se réjouit de n’avoir pas confié son travail au web .

Ce que Google ne semble pas avoir compris c’est que je peux changer de moteur de recherche du jour au lendemain mais pas de lecteur de flux ou d’outil sur lequel je garde mes notes en ligne. Ces services impliquent un autre type de relation avec les utilisateurs.

En nous montrant qu’on ne peut pas lui faire confiance sur le long terme, cette société joue un mauvais coup à ses utilisateurs et, symboliquement, à tout le mouvement consistant à nous pousser à pratiquer l’informatique dans les nuages.

Pas très intelligent pour une boîte qui se targue de réunir les meilleurs cerveaux de la planète.

Qu’en pensez-vous?

Envie de protester?

[Photo Flickr de Pragmagraphr ]

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