Fable du clavier et du volant (version californienne)

Publié le 1 Janvier 2009

g1textecution.1230843686.jpg Certains se demandent si les Californiens ont commencé l’année sous le signe du bon sens, ou d’un type courant de folie répressive. Toujours est-il qu’ils n’ont plus le droit de taper sur un clavier en conduisant .

La punition est bien légère: 20 USD le premier coup et 50 USD pour ceux qui se font prendre une nouvelle fois.

Mais c’est une prohibition de plus.

L’interdiction de téléphoner en conduisant était entrée en vigueur le 1er juillet. Elle a déjà donné lieu à 45.000 contredanses...

Alors, bon sens? Évident?

Pas pour tout le monde. Après avoir écrit il y a quelques années que cela commençait à se généraliser sur l’autoroute 280 qui relie San Francisco et la Silicon Valley, j’ai vu un type conduisant - vite - tout en tapant sur l’ordinateur qui se trouvait sur le siège d’ à côté... de mes yeux vus. C’est moi qui ai failli avoir un accident tellement ça m’a suffoqué.

Et depuis ils ont découvert le mobile et surtout, les SMS. C’est dire.

A cela il faut ajouter, comme le rappelle Bruce Newman sur SiliconValley.com, que le multitasking est toujours à l’honneur dans ce coin du monde. J’ajoute qu’à ce prix les fous du boulot et du volant n’ont guère de raisons de se gêner.

Ça pourrait marcher pour les gamins, et encore.

Les parents inquiets peuvent toujours faire appel à la technologie en installant Textecution sur le G1 de leurs chérubins. L’application permet, (grâce au GPS) de repérer quand on va vite et bloque le texting automatiquement. Tant pis s’ils sont passagers (mais, de toutes façons l’application peut être éliminée facilement).

Restent (en guise de morale) les résolutions de nouvel an.

Depuis que j’ai découvert que la neuroscience «démontre» que nous avons du mal à faire plusieurs choses à la fois (c’est pas seulement une question d’âge, lalala) j’accepte plus volontiers ce genre de pratique. Quand je ne me les impose pas.

Je me permets en passant de conseiller aux piétons de ne pas traverser la rue sans regarder quand ils sont pris dans un dialogue amoureux via SMS (ou quand ils sont absorbés par ce qu’ils lisent sur leur Kindle of course). Ça les concerne eux aussi.

Et à tous je vous souhaite une bonne année, pas trop sombre (c’est les temps qui veulent ça) avec un peu d’humour, beaucoup de curiosité et quelques plaisirs pas seulement virtuels.

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