Qu’est-ce que Google, Walmart et MyBarackObama.com ont en commun?

Publié le 30 Décembre 2008

tempusexmachina.1230627754.jpg Telle est la question posée en guise d’introduction à un billet fascinant écrit récemment par Tim O’Reilly sur son blog Radar.

Réponse: «elles sont pénétrées de technologies de l’information d’une manière qui conduit à un changement qualitatif de leur entreprise toute entière».

Si Google interprète un lien comme un vote en faveur d’un site, Walmart interprète un achat comme un vote en faveur d’un article. Le secret consiste ensuite à tenir compte en temps réel de ces «intentions» pour mettre l’ensemble du système à jour, qu’il s’agisse de la place d’un site dans le classement général ou du réassortiment immédiat des produits achetés.

La campagne d’Obama faisait la même chose estime O’Reilly avec son projet Houdini. Il consistait, le jour du scrutin, à demander aux volontaires de signaler immédiatement les gens qui avaient voté à mesure qu’ils votaient. Cela a permis de réduire de 25% la liste des sympathisants potentiels à relancer en fin de journée pour le convaincre de se rendre aux urnes. L’efficacité de la mobilisation le jour J s’en est trouvée accrue.

«Il est essentiel», ajoute-t-il, «de reconnaître que chacun de ces [3] systèmes est un système hybride humain-machine dans lequel les actions humaines font parties de la boucle computationnelle».

Il y a trois idées fondamentales dans cette analyse:

- L’efficacité de ces entreprises tient à leur capacité de capter les intentions des gens dans une base de données dont les informations sont aussitôt remises en circulation.

- Cela permet et oblige à une évolution en temps réel. La grande plasticité (voir la liquidité?) des entreprises en question est d’autant plus efficace qu’elle repose sur des données concrètes et précises.

- Dans ces systèmes hybrides, les humains ne sont pas que des données, ils fonctionnent comme des capteurs (sensors) dont les actions et réactions contribuent à l'intelligence du système.

La vertu d’une telle approche me semble d’être qu’elle permet de faire sens en même temps de la force brute du calcul informatique et du rôle que peuvent jouer les humains qui s’en servent et qui y participent.

Voilà qui mérite réflexion... non?

[Photo Flickr "Tempus ex machina" de TheAlienness GiselaGiardino ]

Commenter cet article