Les 6500 prochains jours du web

Publié le 8 Novembre 2008

Suite à mon précédent billet , je reviens sur la présentation de Kevin Kelly . Après sa brillante description des 6257 premiers jours du web, il s’est essayé à imaginer les 6500 suivants.

Il insiste d’abord sur le fait que ce Web sera très différent de celui que nous utilisons aujourd’hui. Il y a 6257 jours nous pensions que le web serait la TV en mieux, et ce n’est pas arrivé. Alors le web de demain ne sera pas le web, mais en mieux. Ce sera autre chose.

Cet autre chose sera d’abord ce qu’il appelle une très large machine, dans les nuages, comportant toutes les données disponibles. Pour Kelly, tout ce qui ne sera pas « wébisé » n’aura pas d’existence. Le web sera l’OS global de demain, il captera tout, absolument tout ! Nous y accéderons par tout un tas d’appareil à écran (de la TV au téléphone mobile en passant par l’écran de contrôle de notre frigo et le GPS de notre voiture…), qui ne seront en fait que des fenêtres vers la « grande machine ».

Il distingue trois éléments, qui sont déjà en route :

1- Le vaste mouvement qui tend à tout déplacer vers « les nuages ». Même Microsoft annonce qu’il s’y met à grande échelle !

2- En parallèle, un vaste déplacement des données vers des bases de données, qui deviennent les fondations sur lesquelles tout le système repose.

3- Pour faire marcher tout cela, faire circuler les données, leur donner du sens : le partage. Facebook a commencé, mais ce n’est que le début, car c’est l’huile des rouages de la grande machine de Kelly.

Dans 6500 jours, selon Kelly, la vie sera toujours connectée. Nous vivrons dans un état d’extrême dépendance à la connexion au réseau. Et il faudra inventer de nouvelles valeurs, voir même ce qu’il appelle le Socialisme 2.0 (faute de meilleurs mots dit-il) pour gérer collectivement les règles de partage de ces données qui seront l’essentiel de nos vies et de nos valeurs collectives. 6500 jours : autant dire demain !

Effrayant? Inéluctable? Visions utopiques d’un allumé de la Silicon Valley ? Et si tout cela était déjà en route ?

Dominique Piotet - L’Atelier-US

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