Innovation à Silicon Valley: les Plug & Play Tech Centers

Publié le 2 Novembre 2008

On innove partout dans le monde mais, «la différence entre Silicon Valley et ailleurs c’est qu’ici, quand un entrepreneur arrive avec une idée ou une solution  il y a assez d’intérêt et d’exemples pour réunir les fonds, l’expérience et les connexions nécessaires,» explique Saeed Amidi, fondateur et PDG des trois Plug And Play Technology Centers que l’on trouve dans la région de San Francisco.

«Cela fait que le projet a plus de chance de réussir ici,» ajoute-t-il.

Je l’ai rencontré il y a quelques jours dans son centre de Sunnyvale, à quelques encablures au sud de celui de Palo Alto qui lui a donné une réputation de «bon karma». PayPal, le système de paiement online acheté par eBay et Google y ont fait leurs premiers pas.

La recette de son succès, explique Maud Pasturaud, responsable des relations internationales, est un mélange d’une mesure d’offre immobilière pour quatre mesures de financement. Un rêve pour les 200 start-ups sélectionnées.

Pour 600 dollars par mois elles louent un espace de bureau avec accès à une bonne infrastructure informatique mais aussi un service re relations humaines et l’accès à des événements où elles peuvent établir tous les contacts dont elles ont besoin

C’est notamment le cas pour les investisseurs qui viennent volontiers. «Nous réunissons beaucoup de start-ups et ça les intéresse,» explique Maud. C’est comme aller faire ses courses sur un marché où l’on trouve de tout en un seul endroit.

Mais Saeed Amidi ne s’intéresse pas qu’aux locaux. Il regarde aussi ce qui se passe ailleurs dans le monde où les mécanismes conduisant à l’innovation sont finalement assez semblables.

Il y a presque toujours «quelqu’un qui cherche, qui ne trouve pas de solution mais qui, confronté à ce défi, essaye d’innover. Très souvent, la nécessité de l’entrepreneur est ce qui donne lieu à l’étincelle d’où surgit l’innovation,» explique-t-il.

Preuve de son ouverture sur le reste du monde, il vient de signer un accord avec la Chambre de commerce de Barcelone grâce auquel une dizaine de start-ups catalanes vont venir s’installer à Sunnyvale en 2009. «La chambre paye l’espace,» explique Maud Pasturaud. «Nous ferons tout notre possible pour les mettre en contact avec des avocats et des capital risqueurs en les faisant participer aux activités du centre au côté des autres entreprises.»

N’est-ce pas là une piste à suivre?

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