Le sourire un peu forcé de Silicon Valley

Publié le 3 Octobre 2008

goldengatebridgestorm.1223024616.jpg Forrester, un des cabinets les plus respectés dans le domaine des technologies de l'information, prévoit un ralentissement de la croissance du secteur mais pas une récession. Il conseille même à ses clients de préparer deux budgets pour 2009: l'un prudent et l'autre réactif, au cas où l'économie redémarrerait plus vite que prévu.

L'histoire ne garantit jamais rien mais Forrester rappelle qu'après la dernière récession le secteur n'avait pas cessé de croître... lentement.

Le problème avec toutes ces analyses c'est que ceux qui les formulent sont parfaitement conscients que faire des prévisions pessimistes risque de contribuer à la crise... dont ils finiraient eux-mêmes par être victimes. Je vais un peu vite et il ne faut pas généraliser, mais c'est une dimension qui compte.

Parmi les éléments incontestablement positifs on notera que la confiance dans le futur des technologies demeure (en tous cas à Silicon Valley). Ainsi le capital risqueur Fred Wilson pouvait-il déclarer il y a quelques jours sur le site VentureBeat que "les changements dus à la technologie s'accélèrent au lieu de ralentir". Il ajoute même "nous n'avons jamais vécu une époque aussi favorable.

Autre élément qui peut pousser à l'optimisme, la région a déjà trouvé un nouveau secteur dans lequel elle espère jouer un rôle de leader au niveau mondial: les technologies propres. Tout le monde s'est mis au vert dans le coin et la demande augmente.

"Je pense que le secteur des technologies vertes sera plus important que celui des technologies de l'information d'ici trois à cinq ans" a déclaré Tony Perkins , fondateur du réseau Always On et entrepreneur à succès, en lançant une conférence sur le sujet le 24 septembre au pied du Golden Gate.

Les prudents rappellent qu'il faut beaucoup plus d'argent pour lancer et développer des boîtes dans ce secteur que sur le web à l'heure du web 2.0 et que le capital devient difficile à trouver.

Quelques sacs de dollars sont effectivement partis en fumée ces derniers temps et cela entraîne une réaction particulièrement problématique pour Silicon Valley: la peur du risque... ennemie mortelle des start-ups et des ...capital risqueurs.

Silicon Valley compte sur son histoire - n'a-t-elle pas déjà démontré sa résilience, sa capacité d'aller de l'avant après une crise? - et sur sa géographie - n'est-elle pas le point le plus lointain de Wall Street aux États-Unis?

Valeurs incontestables mais pas nécessairement suffisantes...

[Photo Flickr de vgm8383 ]

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