Angoisse sur la Côte Ouest

Publié le 1 Octobre 2008

San Francisco et la Silicon Valley se considèrent comme une région à part dans le monde et, jusqu'au rejet du plan de sauvetage conçu par Paulson, l'optimisme (un peu forcé mais réel) était de rigueur.

Les grimaces sont maintenant à l'ordre du jour et l'angoisse commence à pointer... comme partout ailleurs.

Trois brèves concernant trois "grands" permettent de s'en faire une idée.

Les actions de Google ont chuté de 200 dollars (en partant d 396 USD) au cours des dernières minutes de l'ouverture du Nasdaq mardi (30 septembre). Personne n'a compté les arrêts cardiaques... mais les secours sont vite arrivés... il s'agissait d'une erreur informatique "a data glitch" qu'ils disent.

Même les machines pètent les plombs.

Steve Ballmer, le patron de Microsoft, a déclaré mardi que la crise allait entraîner une réduction des dépenses des entreprises (notamment dans le secteur financier qui est un très gros utilisateur) et des particuliers. "Aucune compagnie n'est à l'abri de ces problèmes" affirme-t-il. Cela veut sans doute dire que même Microsoft risque de souffrir. Le jeudi d'avant Ballmer avait déclaré en Californie que les gens qu'il rencontrait avaient le sourire . Ils n'avaient pas encore vécu le dimanche noir (à moins que cela ne soit le lundi, on s'y perd).

Même Apple donne des signes plus inquiétants encore que les rumeurs sur la santé du boss. Plusieurs analystes ont réduit leurs expectatives . La vente des Macs et des iPhones devrait moins croître que prévu. Celle des iPods pourrait chuter de 10%. La valeur des actions a beaucoup baissé ces derniers temps.

Mais comme nous parlons de la Côte Ouest des États-Unis il y a toujours des gens pour mettre en avant le bon côté des choses. Les introductions en bourse ne devraient pas abonder dans les mois qui viennent mais les start-ups ne sont pas mal placées pour trouver de l'argent , si l'on en croit Dean Takahashi. Il y a encore des gens dans la Silicon Valley pour parier sur des aventures prometteuses et risquées...

Pourvou qué sa doure...

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