La machine internet d'Obama et ce que nous en apprend MondayNote

Publié le 1 Septembre 2008

socialnetwork-lucleguay.1220257955.jpg Frédéric Filloux, dont je lis avec passion chaque lundi les analyses (en anglais) sur l'évolution des médias , nous propose aujourd'hui quelques leçons à tirer de la machine mise en place par l'équipe d'Obama .

Toujours attentif à l'aspect business des choses il compare le site MyBarackObama.com à une entreprise à grand succès dont le moment de vérité (comme peut l'être une introduction en bourse mais avec le risque d'un échec retentissant) arrivera inéluctablement le 4 novembre.

Selon Filloux, les médias présents online peuvent déjà en tirer plusieurs leçons parmi lesquelles:

bien utiliser les réseaux sociaux qui servent même à obtenir des espèces sonnantes et trébuchantes (façon de parler);

faire sentir aux utilisateurs qu'ils disposent d'un certain pouvoir;

ne pas improviser mais fignoler la mise en oeuvre;

trouver le juste équilibre entre l'autorité venue d'en haut et l'anarchie. L'autonomie n'interdit pas la discipline;

remettre sans cesse l'ouvrage sur le métier en testant et en ajustant quotidiennement en fonction des réactions des utilisateurs.

Filloux en conclue qu'Obama va gagner ce qui me semble, pour le moment optimiste, mais il est clair que la triple "O" - l'opération online d'Obama, comme disent certains - marquera, si elle réussit, un moment historique dans le recours aux TIC dans la vie politique.

La délectable férocité avec laquelle Filloux décortique le monde des médias s'accompagne chaque semaine de la verve acide de son compère Jean-Louis Gassée installé depuis longtemps à Palo Alto. (Précision: contrairement à ce que vous pourriez croire, je les connais un peu tous les deux mais ne les considère pas comme des amis... au sens pré-Facebook du terme).

Gassée nous promet cette semaine un futur président qui, s'appuyant sur l'expérience acquise durant la campagne fera directement appel aux citoyens pour squeezer le Congrès dont les relations privilégiées avec les lobbyistes sont un des plus grands freins au changement.

Lui aussi je le trouve optimiste mais il est clair que la façon dont est menée la campagne pourrait fait aussi naître l'espoir de nouvelles formes de démocraties.

Premier verdict dans deux mois.

Mais n'hésitez pas à nous faire part du votre...

[Photo Flickr du réseau Facebook de Luc Legay ]

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