Facebook/3: le prochain Google?

Publié le 13 Juin 2007

Facebook pourrait devenir "le prochain Google" estime Scott Karp de Publishing 2.0. Je vous avais parlé d'hyperboles dans un billet précédent , en voilà un bon exemple. Mais il faut reconnaître que les chiffres semblent confirmer cet optimisme apparemment délirant.

Ça n'est pas tout. La dynamique pousse à une croissance phénoménale: 33% de croissance en moins de 3 semaines; 10 applications ont déjà plus d'un million d'utilisateurs.

Le point de départ ressemble fort à la recette imparable des dealers. On donne tout gratuit jusqu'au jour où les gens sont accros. Je vous laisse imaginer la suite. La plateforme lancée il y a trois semaines promet à ceux qui construisent leurs applications dessus d'empocher l'argent généré par la publicité et par les transactions. Qui dit mieux?

Ça n'est pas le plus important. Ce qui compte vraiment c'est la dimension virale du système.

"Quand un ami ajoute une application elle apparaît sur sa page et sur son profil. Cliquer dessus y conduit et permet d'interagir directement avec elle" souligne Michael Arrington de TechCrunch. Tous les amis sont les témoins du choix et sont portés à le considérer comme un vote positif ce qui les pousse à l'essayer eux aussi.

"Quand Facebook aura 100 millions d'usagers, bientôt, pouvoir développer une application dans son système équivaudra presque à obtenir un lien sur la page d'accueil de Google" estime Paul Allen, un entrepreneur de l'Utah (rien à voir avec le co-fondateur de Microsoft).

Il prédit que Facebook sera premier à atteindre le milliard d'usagers...

Lance Tokuda de RockYou, affirme pour sa part que "Facebook a créé la plateforme la plus virale de l'histoire de l'informatique".

Alors, le prochain Google?

Notons pour commencer que, s'il y parvient, ça sera en partant du pôle opposé. Le modèle ne repose pas sur le moteur de recherche ni sur l'intelligence artificielle. Sur Facebook l'info est filtrée par les amis et par les réseaux.

Facebook apparaît ainsi comme la réalisation du rêve de ceux qui définissent la seconde jeunesse du web comme une dynamique générée par les effets de réseaux.

Une notion qui mérite d'être développée… J'y reviens tout bientôt.

Mais je sens déjà poindre les sceptiques… Vous y croyez, vous, à l'énormité de Facebook?

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