Effet "smart mob" au Chili et la question du style des femmes

Publié le 29 Novembre 2006

studentschile2-bbc.jpgJ'en trouve la trace dans cet article annoncé en Une du Monde.fr. Il parle de la "révolte des pingouins" les lycéens chiliens qui ont énergiquement protesté au début de l'année (et en plusieurs occasions depuis):

"Les portables n'arrêtent pas de sonner. Une réunion est aussitôt organisée, ce 26 octobre, Plaza Italia. Les rassemblements ont été interdits dans le centre-ville mais les collégiens se retrouvent dans leurs quartiers. "Avec nos portables, Internet et MSN nous communiquons rapidement. Les adultes sont dépassés !", se réjouit Max, fier que leur mouvement ait déjà entraîné la chute de trois ministres."

L'autre aspect intéressant c'est la solidarité des femmes avec Michelle Bachelet, la présidente chilienne (Ségolène Royal, Angela Merkel et Michèle Alliot-Marie à l'étranger) et le mépris machiste de certains hommes ayant du pouvoir. Ils n'aiment pas son style.

Dans un livre de publication récente sur "L'économie de l'attention" Richard Lanham rappelle que l'économie c'est la science de l'attribution des ressources rares et qu'à l'ère de l'information ce qui fait défaut c'est l'attention.

Comment attirer l'attention? Mais par le style voyons, qui se déplace de la périphérie vers le centre et tend à occuper la place de la substance.

Choquant? Réfléchissez... et regardez autour de vous.

En bref: les jeunes larguent les vieux grâce à leur pratique des réseaux temporaires et le style de certaines femmes leur permet de s'imposer face aux hommes de pouvoir. Les temps changent...

PS - Sur les "Smart mobs" voir ce billet et le site consacré au sujet.

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