Rencontres parisiennes

Publié le 11 Septembre 2006

Kafkasurlerivage_1 Ça y est, je suis de retour à Berkeley après un bref séjour à Paris. Outre les retrouvailles familiales, amicales et professionnelles, j'ai fait de nouvelles connaissances en suivant des pistes ouvertes par les dialogues que permet Transnets.

Grâce à Catherine Nivez (qui vous tient informés sur l'actualité du web dans son émission Le Journal des Blogs, sur Europe 1, le matin à 6h47) j'ai passé trois heures superbes en compagnie de Pierre Chappaz, dont deux sans savoir qui il était. Du coup, il ne m'est pas venu à l'esprit de lui poser les questions que les journalistes posent aux gens importants. Je l'ai écouté pour ce qu'il disait et non pas pour son image ou pour ses réussites. Une vraie chance.

Nous sommes retrouvés tout de suite en phase… sur le net, sur la technologie, sur ses implications sociales, sur le fait, par exemple, qu'il est utile d'aborder le web non pas en fonction de sa "nature" qui serait bonne pour les uns, dangereuse pour les autres mais comme un nouvel espace d'affrontements doublement essentiel. Parce qu'il faut en débattre sur la scène politique et parce qu'il faut y mener des débats politiques (ce sont mes mots).

Plus important encore, nous nous sommes découverts des affinités littéraires précises, subtiles, essentielles (comme il l'a remarqué dans ce billet généreux), en particulier pour Kafka sur le rivage de Haruki Murakami.

Carlo Revelli m'a raconté la fascinante évolution d'AgoraVox et ses recherches pour enrichir les pratiques du journalisme citoyen.

Daniel Kaplan et de Denis Pansu, m'ont expliqué la FING et son effort pour réfléchir à temps (plutôt que réagir après coup) à l'évolution des TIC en travaillant sur les usages, sur la façon qu'ont les gens de les utiliser.

Daniel est convainquant quand il propose de ne pas prendre position pour ou contre une technologie pour ne pas biaiser la réflexion des lecteurs. Mieux vaut montrer ce qu'elle permet de faire.

L'idée de Denis consistant à ne pas permettre la critique des projets présentés aux Carrefours des Possibles m'a semblé superbe. Un exercice difficile au pays de Descartes mais salutaire si l'on ne veut pas tuer les bonnes idées avant qu'elles ne soient mises en œuvre.

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