Entreprise 2.0 (1): technologies de base

Publié le 11 Septembre 2006

Mcafeeenterprise20 L'article "Enterprise 2.0" a été éliminé de Wikipedia en anglais au motif qu'il s'agissait d'un "néologisme d'utilité douteuse". Une disparition dont j'ai rendu compte en plein mois d'août quand elle a commencé à faire l'objet d'âpres discussions dans la blogosphère. Vous trouverez ici les motifs de l'élimination et ici la page à laquelle on aboutit aujourd'hui.

Le terme avait été mis en avant par un article de Andrew McAfee publié dans la Sloan Management Review. Un lecteur québecquois ayant eu la bonne idée de me le transmettre une copie du texte (il faut payer normalement) nous pouvons maintenant voir si l'expression apporte quelque chose.

Sous le titre "Enterprise 2.0: The Dawn of Emergent Collaboration" ce professeur de l'Université de Harvard propose une approche de web 2.0 (w2) destinée aux entreprises et aux travailleurs du savoir.

Dans un premier temps il retient quelques technologies utiles connues de tous ceux qui s'intéressent à w2 mais dont la mise en œuvre peut être délicate en entreprise.

Recherche et liens vont de paire. La première est – paradoxe apparent – moins efficace sur les intranets que sur l'insondable web parce que sa qualité dépend de la richesse des seconds. Pour l'augmenter il faut permettre aux travailleurs d'ajouter ceux qui leurs semblent importants.

Et pendant qu'on y est, autant leur permettre de taguer suivant leur inspiration puisque les tags "reflètent les structures informationnelles et les relations réelles entre les gens au lieu de celles qui ont été planifiées pour eux à l'avance". Les flux RSS, quant à eux, ont le mérite de "signaler" les nouveautés à mesure qu'elles apparaissent.

D'une façon plus générale, il faut laisser aux employés une ample faculté d'apporter leurs contributions, de devenir des auteurs, que ce soit sous forme de blogs ou de wikis. Non pas "qu'il y ait de nombreux Shakespeare inconnus mais parce que la plupart des gens peuvent contribuer avec quelque chose, qu'il s'agisse de savoir, d'intuition, d'expérience, d'un commentaire, d'un fait, d'une correction, d'un lien etc."

A ces quatre points McAfee ajoute la notion "d'extension" inspirée du mécanisme de recommandation mis en place par Amazon qui propose à l'usager d'autres livres achetés par d'autres usagers en fonction du principe "Si vous avez aimé ce produit, par extension, vous aimerez celui-là".

Jusque là rien d'extraordinaire pour les habitués de w2 si ce n'est l'insistance sur la nécessité de donner plus d'espace aux travailleurs du savoir. Nous verrons demain comment les responsables peuvent s'y prendre et pourquoi c'est important… selon McAfee.

 

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