Pourquoi j'ai pas blogué hier

Publié le 2 Septembre 2006

Pour une raison absurde.

Invité à participer aux Ateliers du journalisme, organisés par les deux principaux groupes de presse actifs en Suisse française, j'étais logé dans un merveilleux hôtel, les Trois Couronnes à Vevey. Les pieds dans le lac Léman. Le charme discret de la vieille Suisse opulente et qui sait vivre.

Préparer une intervention est souvent l'occasion de produire un ou deux billets. Et je l'aurais fait si je ne m'étais heurté à un sérieux problème de communication.

La réception m'avait garanti que si mon laptop était doté d'une carte wifi, il me suffisait de l'ouvrir et de lancer mon navigateur pour prendre le large.

Allons-y.

Je grimpe. J'ouvre la fenêtre de la chambre et découvre une superbe vue sur le lac, le Valais, les Alpes et en particulier les Dents du Midi. Puis j'ouvre mon ordi.

Au lieu de NetVibes, le navigateur m'offre (façon de parler) la typique page m'invitant a payer pour naviguer. Celle-ci me fait passer par le réseau Swisscom. J'ai tendance a trouver ça absurde de la part de l'hôtel dans la mesure ou s'il me fait cadeau – qualité de l'accueil oblige - d'un plateaux de fruits frais, shampoing, crème a raser, nécessaire de toilette, eau de Cologne, trousse pour me laver les dents et de mules si moelleuses qu'on n'a plus envie de marcher sur autre chose, il pourrait bien me donner accès gratuit à l'internet. M'enfin comme disait Gaston, héros de ma jeunesse, pas le choix, et je m'apprête a payer.

C'est alors que je tombe sur les prix. La vue des Alpes est saisissante, mais celle des tarifs pratiqués par Swisscom dans cet hôtel aurait pu m'achever: 50 Francs suisses (31,68€) pour 24h et 20 Francs suisses (12,67€) pour deux heures.

C'est simple: j'peux pas.

Je mets donc la dernière touche à ma présentation sans télécharger une ou deux vues qui me manquent. Et je renonce à bloguer.

Mais j'enrage.

Quand donc comprendront-ils qu'au lieu de traiter l'accès à l'information comme une source de petits profits ils ont intérêt à l'offrir comme l'eau potable ou, en l'occurrence, le plateau de fruits et les mules moelleuses?

Mais… ai-je tort de protester?

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