Où l'on reparle du web 2.0 (3) – Question de "degrés"

Publié le 28 Juillet 2006

La discussion sur ce qu'est web 2.0 continue avec des approches tendant à simplifier le problème (voir ce billet) ou à l'aborder sous un angle pratique (voir ce billet), comme l'a fait James Fallows dans Homo conexus.

Les définitions de Fallows ayant paru insuffisantes à l'incontournable Tim O'Reilly il propose en réponse une classification en quatre plateaux.

Au niveau 3, le plus élevé "L'application pourrait SEULEMENT exister sur le net et tire l'essentiel de sa puissance du réseau et des connections qu'il rend possible entre personnes ou applications." Exemples: eBay, Craigslist, Wikipedia, del.icio.us, Skype, Dodgeball.

Au niveau 2 "L'application pourrait exister offline mais elle bénéficie d'avantages spécifiques quand elle est online." La référence est Flickr: on peut faire presque pareil sur son ordinateur, sauf la communauté online qui donne une dimension essentielle.

Au niveau 1, "L'application peut exister (et de fait elle existe) et avoir du succès offline, mais elle gagne des dimensions additionnelles quand elle est online." Exemple Writely (traitement de texte sur le web).

Au niveau 0, "L'application s'est établie online, mais elle pourrait fonctionner tout aussi bien offline si on disposait des données dans une cache locale." C'est le cas des cartes de Yahoo, Google et MSN mais pas, précise-t-il, des mashups comme Housingmaps.

O'Reilly résume son approche dans la formule suivante: "Dans la hiérarchie des applications web 2.0 le niveau le plus haut consiste à intégrer (embrace) le réseau, à comprendre ce qui crèe des effets de réseau, et ensuite à en tirer parti dans tout ce que vous faites."

C'est utile et intéressant, Mais l'essentiel de son apport récent est qu'en passant d'une tentative de définition à une proposition de classification il passe de la notion de "nature" à la notion de "degré". Au lieu de discuter pour savoir si un site est ou n'est pas Web 2.0 nous gagnons à nous demander jusqu'à quel point il l'est. C'est aussi une invitation à proposer d'autres éléments de mesure.

Des idées?

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