Où l'on reparle du web 2.0 (1) – Simplifications

Publié le 25 Juillet 2006

Hinchcliffereadwritecollective Une bonne partie de la confusion autour de ce qu'est Web 2.0 tient au fait que l'essai fondateur de Tim O'Reilly (voir la version en français) était un peu obscur. Peut-être même confus. La course à la simplification s'accélère.

La réduction extrême nous est proposée par Tim Bray, ingénieur de Sun qui a récemment écrit sur son blog: "Chaque jour qui passe je suis de plus en plus convaincu que la seule chose importante et nouvelle est qu'on peut à la fois lire et écrire le web (read/write). Tout ce qui compte en découle".

Le problème avec cette affirmation c'est que la dimension choisie existe depuis le début. C'est pourquoi l'analyste Dion Hinchliffe ajoute que le phénomène a pris de l'ampleur au cours des dernières années grâce à "l'existence sur le web de zones read/write (lire/écrire) importantes et d'un nombre important d'internautes intéressés, désireux et capables de contribuer et de consommer du contenu read/write".

L'accusé, le responsable de la complexité, Tim O'Reilly a répondu très vite dans un discours à l'Université de Berkeley à l'occasion duquel il a déclaré: "Une vraie application web 2.0 est une application qui devient meilleure quand plus de personnes s'en servent. […] C'est pour ça que j'affirme que le véritable cœur de web 2.0 c'est de tirer parti (harnessing) l'intelligence collective".

Les deux formules sont compatibles. On a tout intérêt à les ajouter ce qui donne (voir le graphique de Dion Hinchliffe):

Web 2.0 = lire/écrire + tirer parti de l'intelligence collective

Cet échange a eu lieu en trois jours à la mi-mai.

Fascinant à suivre, le débat vient d'être relancé par le journaliste James Fallows dans "Homo Conexus", publié le 11 juillet par la Technology Review.

Demain, je vous en donnerai les éléments essentiels et la discussion qui s'en est suivie. 

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