Where 2.0 (1): le géoweb vu par les grands

Publié le 25 Juin 2006

Les cartes virtuelles accessibles sur le web ont cela de merveilleux qu'elles permettent au cyberespace d'interagir avec le monde réel. Belles, faciles à lire, éventuellement utiles, elles sont un progrès considérable dans la représentation de l'information géographique et deviennent un outil social. Elles sont en train de donner lieu au développement accéléré de tout un pan de la toile que les initiés reconnaissent comme "le géoweb".

"La façon dont nous gérons la localisation dans notre vie individuelle comme dans notre culture st en train de se déplacer vers le monde numérique," m'a raconté David Sonnen lors de la deuxième Where 2.0 organisée par O'Reilly qui s'est tenue à San José en Californie les 13 et 14 juin dernier.

Patron de Integrated Spatial Solutions, Sonnen a ajouté "où que nous allions, on trouve toujours en ligne un nuage d'informations spécifiques au lieu. Le net rattrape le monde réel et ajoute ses énormes capacités de communication."

Les spécialistes utilisent ordinateurs et internet depuis des années (GIS et autres) mais le grand bouleversement a eu lieu le jour où Google Maps a choisi de privilégier la simplicité et permis de déplacer la carte dans n'importe quelle direction avec un simple geste de la souris (puis, au moment de la conférence de l'an dernier, en ouvrant l'accès aux API, Application Programming Interface, qui permettent aux développeurs de modifier ces cartes assez facilement).

Cette fois, Google a marqué son avantage en lançant une nouvelle version de Google Earth, le merveilleux programme qui permet de survoler la terre, et de voir ses reliefs. L'information disponible correspond à peu près à 20% des terres émergées et au tiers de la population mondiale. "Les gens commencent à l'utiliser, à tagger, à ajouter des informations et des photos" a déclaré John Handke lors de la présentation.

Plus impressionnant encore, Sketchup (disponible d'entrée de jeu sur Mac, Linux et Windows) permet d'agir sur le monde virtuel en dressant des constructions imaginées sur les espaces de son choix. Il est ainsi possible de créer de nouveaux univers dont la frontière avec des jeux comme Second Life est bien poreuse.

Microsoft n'est pas loin avec son Virtual Earth qui se donne pour mission de "créer l'accès global au savoir local". Moins "belles" que les représentations visuelles de l'autre mastodonte, elles ne requièrent pas de téléchargement préalable ce qui est un avantage.

Évoqué en quelques mots, tout ceci a l'air un peu abstrait. Je vous invite vivement à cliquer sur les liens. Quant au fond, je voudrais attirer votre attention sur l'importance qu'est en train d'acquérir le "web géographique" ou géoweb.

L'aventure nous concerne tous puisqu'elle implique nos rapports aux lieux et aux histoires qui nous lient à eux. C'est aussi une entreprise commerciale.

Je reviendrai sur tout cela dans les jours qui viennent.

[En déplacement depuis quelques jours, j'ai eu des ennuis au moment de mettre en ligne ce billet. Les liens sont maintenant à leur place. Je reprends le rythme normal, pour quelques jours, mercredi.]

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