Pas de news: un wiki pour le mondial!

Publié le 7 Juin 2006

Britishfansflickr_aisipos Les médias traditionnels – Le Monde et autres Libération, Le Figaro, Le Parisien, etc. – s'apprêtent à parler sérieusement du mondial. Vous trouverez toutes les infos que vous voudrez (et plus) sur le web: analyses, statistiques, critiques, commentaires éclairés ou pas, prévisions, justifications, explications. C'est Rabelais qui devrait en dresser ici la liste.

Pourtant, ces infos seront partout, qu'il s'agisse de l'heure de la rencontre, du nombre de buts, des auteurs, de la tonalité générale du match, de la prochaine rencontre. A satiété. Facile.

Ce qu'il faut c'est précisément "déverser" cette passion, ces reproches, invectives assassines, hurlements de plaisirs, encouragements, cris d'amour, menaces rarement voilées, injures toutes bêtes mais si profondément ressenties.

Ne cherchez pas ça dans les pages, ni même sur le site de votre quotidien favori. La passion sportive fait peur. Les violences nationalistes font fuir (je comprends). Il faut raison et professionnalisme garder.

Pas seulement.

C'est peut-être une bonne occasion d'opérer une distinction entre journalisme traditionnel (voir le spécial du Monde.fr), journalisme citoyen (spécial d'AgoraVox), et média de participation, d'expression, de passion, d'enthousiasme, de ce que vous voulez.

C'est ce que semble avoir pensé Ross Mayfield, patron de SocialText, un des meilleurs sites de wikis pour entreprise. Avec un de ses collègues, lui aussi passionné de foot, il ont créé SoccerText, un wiki spécial pour le mondial auquel chacun peut contribuer.

Titre du Wiki (vous pouvez le changer) : World Cup User Generated Fanaticism.

Vous y trouverez une page pour chaque équipe (à remplir), quelques explications de base pour Américains ignares, une invitation à vous payer la gueule de la mère patrie (de plusieurs, de préférence).

Il y a même un Futblog sur lequel vous êtes appelés à déverser vos passions comme des Hooligans "virtuels mais pacifiques".

On peut se demander si ces geeks bien pensants de la Silicon Valley savent à quel capharnaüm ils s'exposent en ouvrant ainsi un tel espace.

A moins qu'il ne s'agisse d'une initiative salutaire à inclure dans les médias de participation, à côté des journaux citoyens et des salons, de vrais bistrots. On y cause aussi.

J'y vais trop fort?

[Photo Flickr Aisipos]

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