Big Brother veut entraîner ses petites soeurs sur la mauvaise pente

Publié le 3 Juin 2006

Warrensack Le ministre de la justice et le directeur du FBI  sont en train de sonder les fournisseurs d'accès et les gros moteurs de recherche pour voir jusqu'à quel point ils sont disposés à les aider dans leur effort de surveillance croissante.

Ils veulent que les compagnies en question (MSN, Google, AOL, AT&T, etc.) gardent pendant deux ans les informations concernant les pages visitées par leurs usagers, les termes utilisés dans leurs requêtes et le nom des personnes avec lesquelles ils ont échangés des courriels.

Et si les compagnies font la sourde oreille, le gouvernement risque fort de faire passer ces mesures sous forme de loi.

Les motifs avancés sont connus. Mais l'intention de fond va beaucoup plus loin et les autorités admettent s'intéresser à la propriété intellectuelle, entre autres.

Présent à la rencontre de vendredi Marc Rotenberg, directeur du Electronic Privacy Information Center a déclaré au New York Times: "Il était évident qu'ils iraient au-delà de la pornographie infantile et du terrorisme et s'en serviraient pour le maintien de l'ordre au sens large du terme."

[Étude de Warren Sack sur la visualisation d'une conversation par courriel]

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