Le futur du livre (1): "liquide"…

Publié le 30 Mai 2006

Bookulyssesipodbloohimwhomflickr_1 Les innombrables discussions sur le futur du livre sont de nouveau sujet de discussion grâce à un article publié le 14 mai dernier par Kevin Kelly dans le New York Times Magazine. Il y appelle à scanner les 35 millions de livres recensés pour que nous ayons tous accès à leur contenu.

100% de la musique est déjà disponible sous forme digitale mais "pas plus d'un livre sur vingt est passé de l'analogue au digital" explique Kelly. La librairie universelle qui permettrait à tous d'avoir accès à tout le savoir est possible mais elle manque de livres. La digitalisation se fait mais le rythme actuel de 1 million d'ouvrages par an est insuffisant.

C'est pour ça que l'ancien rédacteur en chef de Wired, où il jouit aujourd'hui de la position enviable de "non-conformiste vétéran" nous invite par le titre de son article à "Scan this book!", scanner ce livre, tous les livres.

La version digitale des livres est comme leur version "liquide" explique Kelly. Ils peuvent être fragmentés, remixés comme des morceaux de musique. Le plus important est sans doute que "dans la librairie universelle [numérisée] aucun livre ne sera une île".

On peut établir des liens entre livres, comme entre fragments. On peut aussi ajouter des tags (étiquettes). Autant de formes de relations. Et Kelly précise que: "Le lien et le tag sont peut être deux des inventions les plus importantes des cinquante dernières années."

Le vrai changement aux yeux de Kelly c'est la capacité d'aborder tous ces textes grâce aux moteurs de recherche qui savent "tirer partie de la puissance des relations" et donnent lieu à "une nouvelle culture d'interaction et de participation".

Cet appel (dont je ne présente dans ce premier billet qu'une partie) a été jugé assez révolutionnaire pour que le New York Times Magazine le fasse figurer sur sa couverture comme un "Manifeste".

Tout le monde n'est pas convaincu et Bob Stein, directeur de l'Institut pour le futur du livre m'a confié qu'à ses yeux la vision de Kelly "n'est pas très avancée". Il préfère parler de "livre en réseau"…

Je vous en dirai plus demain.

[Photo prise par Bloomhimwhom qui vit à Berkeley mais que je ne connais pas...]

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