Conquête privée de l'espace et nanotechnologie

Publié le 20 Mai 2006

Soyouz Pour aider les hommes d'affaires à imaginer ce à quoi pourrait ressembler le monde dans cinq ans, la conférence Future in Review qui vient de se tenir à San Diego au début de la semaine (voir ce billet et celui-ci) touche un peu tous les sujets.

C'est peut-être ce qui me plaît le plus, d'autant plus que ces messieurs (les femmes sont peu nombreuses) payent assez cher pour qu'on les fasse rêver. La conquête privée de l'espace les branche particulièrement… sans doute parce que certains d'entre eux peuvent se l'offrir.

Space Adventures a déjà envoyé trois touristes dans la stratosphère grâce à ses accords avec les Russes et à l'adaptation du vaisseau Spatial Soyouz. SpaceX, sa concurrente, a récemment perdu sa première fusée mais entend rattraper son retard et se propose d'envoyer des plaisanciers sur Mars "dans les 12 ans" pour une poignée de millions de dollars, soit… "le prix d'une maison moyenne en Californie" a expliqué Elon Musk, patron de la compagnie.

Sourires dans la salle.

C'était d'autant plus planant que quelques minutes plus tôt, Larry Bock, président de NanoSys, nous avait emmené voyager dans la direction inverse. Il a donné une explication claire des vertus de la nanotechnologie par opposition à la micro technologie. Cette dernière consiste à produire des éléments de plus en plus petits à des coûts de plus en plus élevés.

La "nano" renverse la logique et assemble des molécules "du bas ver le haut", ce qui permet de fabriquer des transistors nanoscopiques pour beaucoup moins cher que ceux d'Intel ou d'AMD. Ils peuvent être produits sous forme liquide (il en a brandi un flacon sous nos yeux) et projetés sur n'importe quelle surface grâce à une imprimante à jet d'encre.

La nano permet également de recouvrir une surface de particules allergiques aux liquides. Bock en a fait une démonstration impressionnante en versant sur un film plastiques quelques gouttes qui au lieu de glisser rebondissaient, littéralement. Il nous a promis des pare-brises sans essuie-glaces et des usages médicaux révolutionnaires.

Personne n'a bronché dans la salle, mais je me rappelle que certains d'entre vous s'inquiètent de ces recherches qui ne leur semblent pas suffisamment surveillées…

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