Architecture de participation (4)

Publié le 28 Avril 2006

Web20mememaporeilly Une des dimensions de Web 2.0 qui me fascinent le plus c'est la façon dont technologie et politique sont intimement imbriquées (je terminerai dans le prochain billet avec la dimension affaires. Voir les billets précédents "Les exemples les plus illustratifs," "Quelques composantes techniques," et "Lâchement accouplés").

Tim O'Reilly propose de le concevoir comme une plateforme. "Il n'a pas" dit-il "une frontière dure, mais plutôt un noyau gravitationnel," un noyau autour duquel gravitent de multiples composantes.

La force de cette plateforme tient à sa capacité de servir d'intermédiaire à la circulation de données qui ne sont pas (pour l'essentiel) fournies par les entreprises mais par les usagers eux-mêmes. Dans le cas de BitTorrent, par exemple, qui permet le téléchargement ultra rapide de vidéo grâce à sa structure P2P, ils apportent même leurs ressources puisque le processus se sert de leurs ordinateurs.

"Il y a une 'architecture de participation' implicite, une éthique de coopération incorporée dans laquelle le service agit d'abord comme un courtier intelligent qui connecte les marges entre elles et exploite le pouvoir des usagers," écrit O'Reilly. D'où cette idée clé: "le service s'améliore automatiquement quand plus de gens l'utilisent".

Le secret des grosses boîtes qui ont survécu au passage à Web 2.0 est qu'elles ont "adopté le pouvoir du web pour tirer parti de l'intelligence collective." Ils ont appris à créer et à bénéficier des effets de réseaux.

C'est là que tout le monde se retrouve et c'est sans doute cela qui en énerve plus d'un: l'architecture de participation qui peut-être vue comme une valeur de société (Mitch Kapor n'avait il pas écrit en son temps "l'architecture est politique" en parlant de l'internet) est aussi une valeur économique.

A suivre...

[Carte de Web 2.0 selon Tim O'Reilly]

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