De la Renaissance… aux médias de participation

Publié le 26 Avril 2006

Newmediaeconomist The Economist de cette semaine publie une enquête sur les nouveaux médias. Du travail sérieux avec pas mal de mises en perspective intéressantes.

J'ai une faiblesse particulière pour les premières lignes de l'introduction.

En quelques mots Andréas Kluth (le correspondant à San Francisco) parvient à dresser un rapport saisissant entre ce qui se passe depuis 10 ans et l'invention de l'imprimerie. Ça n'est pas une démonstration, juste une façon d'écrire une histoire allemande d'il y a 550 ans avec des mots de Silicon Valley. Saisissant.

THE next big thing in 1448 was a technology called “movable type”, invented for commercial use by Johannes Gutenberg, a goldsmith from Mainz (although the Chinese had thought of it first). The clever idea was to cast individual letters (type) and then compose (move) these to make up printable pages. This promised to disrupt the mainstream media of the day—the work of monks who were manually transcribing texts or carving entire pages into wood blocks for printing. By 1455 Mr Gutenberg, having lined up venture capital from a rich compatriot, Johannes Fust, was churning out bibles and soon also papal indulgences (slips of paper that rich people bought to reduce their time in purgatory). The start-up had momentum, but its costs ran out of control and Mr Gutenberg defaulted. Mr Fust foreclosed, and a little bubble popped.

Even so, within decades movable type spread across Europe, turbo-charging an information age called the renaissance.

C'est de là que sont nés les mass medias, poursuit Kluth. Mais nous sommes en train d'assister, dans une séquence comparable, à l'émergence des médias de participation.

[L'image est une illustration de l'article Among the audience publié par The Economist et libre d'accès sur le web.]

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