32 start-ups en quête de sous

Publié le 6 Mars 2006

La Silicon Valley ne cesse jamais de chercher à se réinventer. Le plus extraordinaire c'est qu'elle semble capable d'y parvenir une fois de plus.

C'est un peu le sentiment que j'ai eu la semaine dernière en assistant à un évènement intitulé "Under The Radar – Why Web 2.0 matters" organisé par IBD Network. Une sorte de bal des débutantes pour 32 start-ups avidement reluquées par quelques magnats pleins aux as.

J'y ai vu Ross Levinsohn, président de Fox Interactive, se targuer d'avoir 2 milliards de dollars à dépenser pour ses emplettes et la signature du carnet de chèques de Rupert Murdoch. Il a confié au public avoir acheté une des start-ups en lice sans dire laquelle. Il a même menacé les heureux élus d'annuler le contrat s'ils se manifestaient. La blogosphère (celle qui s'intéresse à l'argent et à la technologie) ne s'en est pas encore remise et continue à s'épancher en conjectures plus ou moins farfelues.

Message: il y a encore de l'argent à dépenser (et à gagner) dans les technologies de l'information, notamment pour tout ce qui touche aux réseaux sociaux qui sont au cœur de Web 2.0.

La bonne nouvelle au fond, c'est que l'innovation technologique est de retour. Le légendaire garage de Silicon Valley (lieu générique de naissance de Hewlett Packard, de Apple et de quelques autres) n'était pas au rendez-vous, mais plus d'un présentateur était jeune, boutonneux et pas encore sorti de l'université (du jardin d'enfant disaient les humoristes avec une pointe d'envie), juste ce qu'il faut pour nous rappeler les succès fulgurants de Yahoo et de Google.

Innovation donc, mais on est loin des technologies révolutionnaires. En tous cas je ne les ai pas trouvées. Ça viendra peut-être.

En attendant, la Silicon Valley compte, pour se réinventer, sur une expression un peu creuse – web 2.0 - et sur une recette qui ne lui a jamais fait défaut depuis quarante ans: des réseaux très denses d'universitaires et de capital risqueurs qui se connaissent et se parlent autant qu'ils se font concurrence.

La formule est difficile à reproduire, mais elle permet de réunir des gens bien intéressants.

J' y reviens bientôt...

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