MacWorld côté cœur et côté biz : les trois grands moments du show Jobs

Publié le 10 Janvier 2006

Otellinijobsmacworldengadget Le moment le plus drôle du spectacle donné par Steve Jobs au MacWorld de San Francisco c’est quand un individu vêtu d’un scaphandre blanc du type de ceux qu’on utilise dans les usines de microprocesseurs est sorti de derrière les rideaux dans un nuage de fumée avec musique de circonstance. On se serait cru à Las Vegas.

Il avait entre les mains un disque de puces qu’il est venu remettre au patron et fondateur d’Apple avant d’enlever son casque. Il s’agissait tout simplement de Paul Otellini, le patron d’Intel.

Le spectacle n’interdit pas la substance et Jobs a annoncé la mise en vente le jour même (ce mardi) des premiers Mac avec Intel. Six mois plus tôt que prévu. C’est rare. La pub qui va les faire connaître déclare que les puces Intel, jusqu’ici prisonnières des PC vont enfin « être libérées et vivre dans des Macs ». Bene trovato.

Le plus émouvant

Le moment le plus émouvant du discours de Jobs – quelques minutes avant l’entrée en scène d’Otellini - c’est quand, après avoir expédié les nouvelles sur la musique et la vidéo en un quart d’heure il a dit (à peu près) « et maintenant nous allons parler de nos ordinateurs ». Les fans ont applaudi de grand cœur. C’est pas la seule fois, bien sûr, mais on pouvait sentir un vrai soulagement de ceux que le « devenir iPod » d’Apple (comme dirait Deleuze qui me pardonnera), énerve un tantinet.

Nicolas Gozlan, de iCreate, dont j’ai fait la connaissance dans la queue m’avait parlé de cette attente. « J’aimerais bien qu’il annonce un vrai truc Mac » m’a-t-il confié alors que nous nous perdions en conjectures. Le voici satisfait.

Mais revenons à nos moutons.

Wozniaks_jobs_1976 La première grande nouvelle côté machines a donc été l’annonce de la mise en vente dès aujourd’hui des iMac avec la puce Core Duo de Intel qui est entre deux et trois fois plus puissante que celle du G5.

Réception moyenne. Les fans attendaient mieux.

C’est donc au tout dernier moment que Jobs, fidèle à ses tics, a dévoilé le clou du spectacle : le nouveau portable MacBook Pro, tout mince et environ cinq fois plus puissant que ses prédécesseurs.

Le plus important

Mais le moment le plus important est sans doute celui qui concerne l’extraordinaire croissance des ventes de iPods et sur iTunes.

14 millions d’iPods vendus au dernier trimestre 2005 (32 millions pendant l’année, 42 millions au total).

Les recettes de la maison se sont élevées à 5,7 milliards de dollars (un record) au dernier trimestre.

iTunes a déjà vendu 850 millions de morceaux de musique et marche allègrement sur le milliard.

Depuis le lancement de ce nouveau service le 12 octobre dernier, iTunes a déjà vendu 8 millions de vidéos.

Bilan très personnel : le show était super comme d’habitude et je suis ressorti avec l’envie d’essayer tous ces produits fabuleux (surtout la suite iLife dont je reparlerai tout à l’heure).

J’interprête la façon dont Jobs a insisté sur les nouveaux ordinateurs par opposition au reste comme un signe de sa préoccupation face à la dérive iPod de la boîte.

Avoir des problèmes parce qu’on réussit c’est avoir de bons problèmes. Mais j’ai senti un peu de nostalgie quand il a conclu en montrant une photo de lui avec Steve Wozniak lors du lancement de Apple, le 1er avril1976, il y a bientôt trente ans…

Je compte sur les fans de Mac et d’Apple pour me dire si je me trompe…

[Photo de Jobs et Otellini trouvée sur EnGadget]

[La photo de Jobs et Wozniak en 1976 - celle-là même qu'il a montré - se trouve sur Tugurium.com]

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