Les unités USB intelligentes (suite)

Publié le 7 Novembre 2005

Ce billet est la suite de celui que j’ai écrit la semaine dernière sur les « porte clés » USB intelligents d’U3. Il contient quelques compléments d’informations et des réponses à certains commentaires.

Commençons par les compléments d’information :

  • Fondée en décembre 2004, U3 est une alliance entre deux acteurs importants sur le marché des flash drives : San Disk, et M-Systems. Elle peut se développer grâce au fait que les fabriquants de logiciels et de clés se sont mis d’accord sur des standards technologiques. Les fondateurs ont été rejoints par d’autres dont Memorex, Kingston et Verbatim. Samsung, par contre travaille avec Microsoft dans le cadre d’une organisation concurrente baptisée Flash Drive Alliance.
  • La gamme des programmes disponibles est encore limitée mais incluent déjà des applications antivirus (dont McAfee), de communication (Trillian, Skype et Thunderbird), Winamp pour la musique, FxFoto pour les photos et, particulièrement appréciable : Roboform pour les mots de passe sans lesquels on ne peut plus surfer le net. Migo permet de synchroniser automatiquement le travail réalisé avec différentes applications sur plusieurs ordinateurs.
  • Particularité des programmes que l’on peut télécharger sur une unité de ce genre: « ils ont été modifié pour tenir dans un seul fichier » m’a expliqué Kate Purmal, PDG de U3, alors que sur un PC ils sont généralement éparpillés.
  • La gamme des drives disponibles va de 256MB (25 USD) à 4GB (un peu plus de 300 USD). Ils ne fonctionnent pour le moment que sur Windows XP et les versions les plus récentes de Windows 2000. Des versions compatibles avec Mac et Linux devraient sortir bientôt.
  • Le site d’U3 est censé offrir la liste des programmes spécialement réécrits pour tenir sur les Smart Drives mais beaucoup de ceux qu’il annonce ne le sont pas encore.
  • Il est tôt pour avoir une idée précise des limites d’U3, notamment en matière de sécurité. « Rien ne reste sur l’ordinateur hôte quand on retire la clé » m’a affirmé Kate Purmal. Les programmes de protection devraient mettre le contenu du drive à l’abri des programmes espions mais on est en droit de se demander ce qui se passe en cas de crash.

Je voudrais ajouter un commentaire à ceux qui me reprochent de ne pas parler plus précisément du fait qu’avec Framakey on peut utiliser des logiciels libres sur une clé USB normale.

D’abord ils ont raison de le signaler. La technologie a l’air utile, bien rodée et bon marché.

Ensuite, ça n’est pas le problème que j’essaye d’aborder. Pas seulement parce que la boîte est en France et pas à San Francisco.

Dans un billet comme celui-ci j’essaye d’informer un public que je souhaite aussi large que possible (ça va sans dire) sur des technologies qui peuvent leur faciliter la vie, qu’ils pourront acheter demain au super marché du coin (pas plus cher qu’une cle USB « bête » dans bien des cas), et utiliser même s’ils ont du mal, comme moi, avec le mode d’emploi de leur dernier téléphone.

En gros, ce qui m’intéresse dans cette histoire, c’est moins le fait qu’on peut mettre des programmes sur une clé USB (truc connu depuis longtemps par certains d’entre vous) que le fait qu’une alliance des plus gros fabriquants se soit constituée pour innonder le marché de ces gadgets qui, en plus, sont utiles.

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