Nanotechnologie, énergie solaire et ascenceurs de l’espace

Publié le 1 Novembre 2005

SpaceelevatornasaJ’ai rendu compte hier de l’évolution de la nanotechnologie au travers d’informations glanées lors d’une conférence organisée par le Foresight Institute il y a quelques jours. Le changement notable est l’intérêt pour les problèmes de tous les jours au niveau global – comment résoudre les problèmes d’eau potable par exemple. Ça n’est pas tout.

Soutenue par le désir croissant de prendre soin de l’environnement (sans oublier le prix du pétrole) l’énergie solaire est appelée à jouer un rôle majeur. « C’est inévitable » estime B.J. Stanbery, PDG de HelioVolt. La nanotechnologie peut y contribuer en résolvant un des problèmes les plus sérieux : le fait que la moitié du coût total provient de l’installation des cellules photovoltaïques de silicone, la formule dominante aujourd’hui (la production des cellules représentant l’autre moitié).

Tout change grâce à la nanotechnologie qui permet de fabriquer des cellules photovoltaïques à partir de nanoparticules de cuivre et de les insérer dans les revêtements. « Nous vendons des matériaux de construction et non de l’énergie » explique Stanbery avec le sourire. Ça réduit les coûts d’installation tout en améliorant génération, conservation et transmission distribuée de l’électricité.

Cette attention portée aux problèmes de tous les jours est d’autant plus remarquable que le Foresight Institute a été lancé en 1986 par le visionnaire Eric Drexler, et qu’il a longtemps donné l’impression de se concentrer sur les perspectives à très long terme, fascinantes mais difficiles à distinguer de la science fiction.

Ascenseur spatial

Pour ceux qui ne renoncent pas à rêver, Michael Laine, président du Liftport Group est venu présenter son projet d’ascenseur spatial, une idée, lancée en 1960 par un ingénieur russe dont l’heure… approche.

Il s’agit d’un ruban de entre 10 et 15 cm de large, « fin comme du papier et long de plusieurs milliers de kilomètres » explique Laine. En montant le long d’un tel ruban, une machine pourrait éloigner une charge de la terre jusqu’à ce qu’elle se libère de la force de gravité et puisse alors se lancer dans l’espace à grande vitesse et à moindre coût.

« Rien n’est assez fort pour le moment pour construire l’ascenseur de l’espace mais on y travaille et ça promet », explique Laine. La réponse se trouve sans doute dans les nanotubes de carbone que l’on ne sait pas encore produire de façon massive.

« Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir mais il semble que cela soit faisable » ajoute-t-il.

Un concours organisé par la Nasa quelques jours auparavant illustre cette double affirmation. Personne ne l’a emporté mais onze laboratoires et entreprises ont montré qu’ils avancent dans cette direction.

Ça me donne envie de revenir une seconde sur la question de nos « rêves ». Ça m’a toujours paru plus stimulant de rêver de changements à dimension sociale (eau potable pour tous par exemple) que plus strictement technologiques. Cela dit j’ai du mal à résister à la perspective d’un truc aussi dingue que l’ascenseur spatial sur un ruban de nanotubes de carbone.

Et vous ?

[Photo d'ascenseur de l'espace trouvée sur le site de la NASA]

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