Nanotechnologie et eau potable

Publié le 31 Octobre 2005

GastronanorobotforesightLa nanotechnologie nous fait tous rêver et assez vite après mon arrivée dans la Silicon Valley j’ai essayé de comprendre de quoi il s’agissait. Je n’ai rien écrit au départ, d’abord parce que j’avais le plus grand mal à comprendre ce dont il s’agissait, mais aussi parce que ces gens là parlaient plus de science fiction que de problèmes réels. C’est en train de changer.

J’en veux pour preuve la conférence du Foresight Institute qui s’est tenue la semaine dernière à Burlingame à mi-distance (en chiffres ronds) de San Francisco et de la Silicon Valley.

Elle était organisée autour des « Six défis » : satisfaire de façon propre les besoins d’énergie ; pourvoir la planète en eau potable ; accroître la santé et la longévité des humains ; maximaliser la productivité de l’agriculture ; augmenter la puissance des technologies de l’information et en faciliter l’accès ; contribuer au développement de l’espace.

La nanotechnologie, rappelons le, concerne l’élaboration et la production de matériaux, d’objets ou de machines mesurant moins de 100 nanomètres (un nanomètre est le milliardième d’un mètre).

« Le manque d’eau potable est le plus grand problème de la planète, » a déclaré Kevin McGovern de KX Industries, avant d’ajouter que la consommation double chaque année. A peine 3% n’est pas salée et 1% tout juste est potable aujourd’hui. McGovern estime que les futures guerres du Moyen Orient se livreront autour de l’eau et non plus du pétrole.

La nanotechnologie peut aider si elle trouve le moyen d’éliminer bactéries et virus et si elle peut produire des filtres à des prix abordables dans le monde entier : moins de un dollar.

Fred Tepper, président d’Argonide, est convaincu d’avoir trouvé la réponse grâce à une alliance avec des ingénieurs russes. Ses filtres NanoCerams fonctionnent aux fibres d’alumine qui sont « plus petites qu’un nanotube de carbone ou qu’une molécule d’ADN ». Ils peuvent être disposés sur des rouleaux de papier ce qui réduit les coûts. Ils ont une efficacité supérieure à 99,5% pour retenir bactéries, virus, ADN et matières organiques (99,99% pour les particules de la taille d’un micron).

Certains des filtres sont déjà en ventes et Tepper promet pour 2007 un filtre capable de retenir l’arsenic qui fait des ravages au Bangladesh.

A suivre...

[Image de Gastronanorobot provenant de Foresight]

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