Politique sans fil

Publié le 8 Août 2005

Élu, Thomas Friedman ferait son possible pour que les États-Unis aient un service de téléphonie cellulaire aussi bon que celui du Ghana. Rassurez-vous, cet éditorialiste du New York Times n’est pas candidat mais rêve parfois de se présenter devant les électeurs avec cette seule promesse.

Amer, il constate que son pays est passé au seizième rang mondial pour la connectivité à haut débit sans que personne ne réagisse et qu’il est impossible de se servir d’un téléphone mobile dans le métro new-yorkais ou dans les locaux du quartier général d’IBM.

C’est d’autant plus grave que :

The world is moving to an Internet-based platform for commerce, education, innovation and entertainment. Wealth and productivity will go to those countries or companies that get more of their innovators, educators, students, workers and suppliers connected to this platform via computers, phones and P.D.A.'s.

Il considère qu’aux États-Unis le parti dominant est souvent celui qui assimile le mieux la technologie du moment (les démocrates pour la radio avec Roosevelt, et la télévision avec Kennedy). Les républicains avec, récemment, les bases de données d’électeurs.

Le prochain modèle technologique tourne selon lui autour des blogs et des réseaux sociaux. Les démocrates dont la base est la moins connectée ont de quoi s’inquiéter.

Je me demande s’il en va de même en Europe et quels sont les partis les plus menacés.

Qu’en dites-vous ?

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