Trois belles histoires de Steve Jobs

Publié le 16 Juin 2005

Jobsstanford J’ai déjà dit que je n’étais pas un fan de Steve Jobs, mais je ne suis pas borné…

Une amie m’a envoyé ce matin (thanks Denise) le texte de son discours prononcé le 12 juin à l’occasion de la remise des diplômes (Commencement Speech) de l’Université de Stanford.

Dans l’une des universités les plus riches du monde où nombre d’étudiants pensent d’abord aux millions qu’ils vont gagner, il s’est permis de terminer en reprenant une des consignes lancées au milieu des années soixante-dix par le Whole Earth Catalogue: « Stay hungry, Stay foolish ». C’est le genre de citation que les gens qui se veulent différents aiment à produire à l’occasion de leurs discours, mais, dans ce cadre, elle est vraiment bien choisie.

La structure de son discours est elle-même un plaisir. Plutôt que de l’organiser comme une progression allant logiquement de l’introduction à la conclusion, il a choisi de raconter trois histoires: sur le sens de la vie qu’on ne comprend qu’après coup, l’amour et la mort. Belle leçon de rhétorique d’un type qui n’a pas terminé ses études aux titulaires d’un des meilleurs diplômes universitaires.

Dit comme ça je me rends bien compte que je le trahis. Ce qui est émouvant dans son texte c’est qu’il parle de sa vie: du fait qu’il a été adopté par des parents pas très riches ce qui l’a conduit à chercher un boulot très tôt; de son licenciement d’Apple par le patron qu’il avait fait rentrer pour l’aider à diriger la boîte; de son cancer incurable dont il a eu la chance d’avoir une des seules variantes qui peut être soignée.

Parmi les phrases à retenir:

• […] you can't connect the dots looking forward; you can only connect them looking backwards. So you have to trust that the dots will somehow connect in your future. You have to trust in something - your gut, destiny, life, karma, whatever.

• I didn't see it then, but it turned out that getting fired from Apple was the best thing that could have ever happened to me. The heaviness of being successful was replaced by the lightness of being a beginner again, less sure about everything.

• I'm convinced that the only thing that kept me going was that I loved what I did. You've got to find what you love.

• Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose.

• Death is very likely the single best invention of Life. It is Life's change agent. It clears out the old to make way for the new.

Je ne supporte toujours pas le patron (et surtout, sans doute, ceux qui le vénèrent) mais l’individu que j’ai vu apparaître au travers de ces quelques mots m’est soudain apparu plus humain.

Et j’aime bien son conseil: Ayez faim, soyez fous...

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