JBoss et son modèle économique open source

Publié le 31 Mars 2005

Par delà leur succès croissant, la multiplication des sociétés de software dont le modèle économique ne repose pas sur la propriété du code source pourrait présager l’émergence de ceux que certains n’hésitent pas à qualifier de « capitalisme open source » (voir ce billet et celui-ci).

Un des exemples constamment cités pour évoquer ce phénomène est celui de JBoss, une société basée à Atlanta et fondée et dirigée par le français Marc Fleury.

JBoss est spécialiste des serveurs d’applications en Java, marché en pleine croissance sur lequel, en s’appuyant sur une étude de BZ Research, elle estime être numéro un avec près de 35% du marché devant IBM (34%) et BEA (29%).

Sa particularité est qu’elle produit du logiciel (des librairies ou collections de sous programmes qui fonctionnent sur le code source) mais ne tire pas d’argent directement de cette création puisque ces programmes peuvent être téléchargés gratuitement et utilisés par quiconque.

La société utilise une des formes de licences proposées par la Free Software Foundation appelée Lesser General Public Licence (LGPL) (version non officielle en français) dont Marc Fleury précise qu’elle « n’oblige pas à reverser dans l’open source les changements apportés aux librairies sur le noyau du code source ».

Fleury, que j’ai interviewé par téléphone et par courriel, définit son entreprise comme « éditrice de logiciels qui obtient des revenus sur maintenance et non sur licence ». Les contrats de maintenance se font sous la forme d’abonnements annuels.

Marc Fleury est convaincu qu’il offre « ce qu’il y a de mieux dans les deux mondes ». Un tel modèle « permet aux sociétés d’obtenir des logiciels open source libres de redevances, et d’avoir accès à un entretien et une responsabilité [du fournisseur] d’entreprise de qualité», nous a-t-il déclaré.

On continue dans un prochain billet...

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